Avant de demander un devis, une question revient toujours : « par où commencer ? » La réponse tient en un document. Le cahier des charges d’un site internet est ce qui transforme une idée floue en projet clair : il dit ce que le site doit faire, pour qui, avec quel budget et dans quel délai. C’est aussi le meilleur moyen d’obtenir des devis comparables et un site qui correspond vraiment à votre besoin. Ce guide vous donne la trame complète, rubrique par rubrique, à reprendre telle quelle.

À quoi sert un cahier des charges ?

Un cahier des charges sert trois choses, dans l’ordre :

  • clarifier votre besoin pour vous-même : écrire oblige à trancher (un site ou une boutique ? combien de pages ? quel objectif ?) ;
  • obtenir des devis comparables : deux agences qui répondent au même document chiffrent la même chose — vous comparez enfin des pommes avec des pommes ;
  • éviter les mauvaises surprises : ce qui est écrit ne se discute plus en cours de route. Pas de « ah, mais le multilingue n’était pas prévu » trois semaines avant la mise en ligne.

Sans cahier des charges, un projet web dérive : le périmètre gonfle, le budget aussi, et la date de mise en ligne recule. Avec, tout le monde sait où l’on va.

Qui rédige le cahier des charges ?

C’est vous, l’entreprise, qui le rédigez — c’est vous qui connaissez votre métier, vos clients et votre objectif. Mais vous n’êtes pas obligé de le faire seul : une bonne agence vous aide à le structurer, pose les bonnes questions et traduit votre besoin en termes techniques. Le piège à éviter, c’est de laisser le prestataire écrire seul le document qu’il va ensuite chiffrer : vous perdez votre rôle d’arbitre.

Notre approche chez WEBBBY : on co-construit le cahier des charges pendant la phase de cadrage, sans facturer cette étape pour un site vitrine. Vous arrivez avec votre besoin, on repart avec un document complet.

L’erreur n°1 : partir de la liste des pages

La plupart des cahiers des charges démarrent par « il me faut une page accueil, une page services, une page contact… ». C’est l’inverse qu’il faut faire. Un site n’est pas une brochure en ligne, c’est un outil qui doit produire un résultat : des appels, des devis, des ventes. Partez donc des objectifs business, jamais de l’arborescence. Les pages, les fonctionnalités et le design en découlent ensuite, naturellement. Gardez cette boussole en tête pour chaque rubrique : « est-ce que ça sert mon objectif ? »

La trame d’un bon cahier des charges, rubrique par rubrique

Voici la structure à reprendre. Chaque H2 ci-dessous correspond à une rubrique de votre document.

1. Présentation de l’entreprise et objectifs

Commencez par le contexte : votre activité, votre zone, ce qui vous différencie. Puis l’essentiel — l’objectif du site. Un site n’est pas une fin en soi, c’est un outil. Voulez-vous :

  • recevoir des demandes de devis et des appels ?
  • vendre en ligne ?
  • présenter une activité et rassurer avant un rendez-vous ?
  • recruter ?

Écrivez l’objectif principal en une phrase. Tout le reste du projet en découle. Chez WEBBBY, cet objectif est presque toujours le même : un site qui génère des demandes clients, pas une plaquette qui dort.

2. Cibles et besoins des visiteurs

Décrivez qui vous voulez toucher : particuliers ou professionnels, âge, zone, niveau de connaissance de votre métier. Notez surtout les questions que se posent vos clients avant d’acheter : elles deviendront vos pages et vos contenus. Un site pensé pour répondre aux vraies questions de vos clients convertit bien mieux qu’un site qui parle de vous.

3. Arborescence et contenus

L’arborescence, c’est le plan du site : la liste des pages et leur organisation. Listez-les (accueil, services, à propos, réalisations, contact, blog…) et précisez, pour chacune, l’idée principale. Indiquez aussi qui fournit les contenus : avez-vous déjà vos textes et vos photos, ou faut-il les produire ? C’est souvent ce point qui décale un projet — autant le cadrer tout de suite. Pour anticiper ce délai, lisez notre guide sur le temps nécessaire pour créer un site.

4. Fonctionnalités attendues

Listez ce que le site doit savoir faire, au-delà des pages :

  • formulaire de contact, prise de rendez-vous, devis en ligne ;
  • boutique e-commerce (catalogue, paiement, livraison) ;
  • espace membre, blog, newsletter ;
  • multilingue, carte interactive, intégration d’un logiciel métier.

Distinguez l’indispensable du « ce serait bien ». Cette hiérarchie protège votre budget : on livre d’abord l’essentiel, on ajoute le reste ensuite.

5. Design et identité visuelle

Précisez votre charte si vous en avez une (logo, couleurs, polices), ou indiquez qu’elle est à créer. Donnez 2 ou 3 exemples de sites que vous aimez (et pourquoi), ainsi que ceux que vous n’aimez pas. Ces références valent mille adjectifs : « moderne et chaleureux » ne veut rien dire, un lien vers un site précis, si.

6. Contraintes techniques, SEO et choix de technologie

C’est la rubrique que l’on oublie le plus, et c’est dommage. Précisez vos attentes côté technique :

  • performance : un site rapide est mieux référencé et garde mieux ses visiteurs ;
  • référencement : le site doit être pensé pour Google dès la conception (structure, balises, vitesse), et de plus en plus pour les assistants IA qui répondent directement aux questions — d’où l’importance d’un contenu clair et structuré ;
  • mobile : impeccable sur téléphone, pas une adaptation au rabais ;
  • accessibilité, sécurité (HTTPS), conformité RGPD.

Sur la technologie, ne tranchez pas tout seul : exposez votre besoin et laissez l’agence recommander. La règle WEBBBY : Astro pour un site vitrine ultra-rapide qui évolue peu, WordPress quand vous voulez gérer le contenu vous-même ou vendre en ligne. On choisit l’outil selon votre projet, jamais l’inverse — c’est le sujet de notre comparatif Astro ou WordPress.

7. Budget et modèle de tarification

Indiquez une fourchette de budget, même large. Ce n’est pas se découvrir, c’est permettre à l’agence de proposer la bonne solution : on ne conçoit pas un site à 149 €/mois comme une plateforme e-commerce sur mesure. Pour référence, chez WEBBBY un site vitrine tout compris est à 149 €/mois (engagement 24 mois, sans frais de création), un audit complet à 560 €, le référencement dès 349 €/mois, et l’e-commerce sur devis. Précisez aussi le modèle souhaité : abonnement tout compris ou achat ponctuel.

8. Planning et propriété

Donnez votre échéance (un salon, une ouverture, une saison) et les étapes de validation. Enfin, une clause trop souvent absente : la propriété. Exigez par écrit que le nom de domaine, l’hébergement et le site soient à votre nom, avec tous les accès. C’est non négociable : un site doit vous appartenir à 100 %.

Le modèle à reprendre

RubriqueCe qu’elle doit contenir
Entreprise & objectifActivité, différenciation, objectif n°1 du site
CiblesQui vous visez, leurs questions avant d’acheter
Arborescence & contenusListe des pages + qui fournit textes et photos
FonctionnalitésIndispensable vs souhaitable
DesignCharte, 2-3 sites aimés / non aimés
Technique & SEOVitesse, mobile, référencement, techno, RGPD
BudgetFourchette + modèle (abonnement / achat)
Planning & propriétéÉchéance, validations, site 100 % à votre nom

Reprenez ces huit rubriques dans un simple document texte : vous avez un cahier des charges complet. Pour aller plus loin sur ce qui sépare un site « joli » d’un site efficace, lisez aussi notre guide sur les ingrédients d’un site qui génère des demandes.

Vous voulez partir sur de bonnes bases ? Téléchargez notre guide gratuit pour un site qui convertit, puis parlons de votre projet : on relit — ou on co-rédige avec vous — votre cahier des charges, gratuitement, pour cadrer le tout avant le moindre devis. Notre métier, c’est de concevoir des sites internet qui génèrent des demandes.