Refaire son site, ce n’est pas le créer une deuxième fois. La différence tient en un mot : l’existant. Vous avez déjà des pages indexées par Google, des adresses que des gens ont mises en favori, des contenus qui rapportent peut-être des demandes sans que vous le sachiez. Un cahier des charges de refonte de site internet doit donc commencer par regarder ce qui existe avant de parler du futur — sinon vous risquez de jeter ce qui marchait et de garder ce qui ne servait à rien.
Ce guide vous donne la trame complète, rubrique par rubrique, spécifique à une refonte. Vous pouvez la reprendre telle quelle pour cadrer votre projet, obtenir des devis comparables et, surtout, refaire votre site sans casser votre référencement. Si vous partez de zéro plutôt que de refaire un site existant, c’est notre trame du cahier des charges pour un nouveau site qu’il vous faut — la logique change. Pour le reste, la suite est pensée pour ceux qui ont déjà un site et veulent le refaire proprement.
En quoi un cahier des charges de refonte est différent
Un cahier des charges classique part d’une page blanche : on décrit ce qu’on veut, on chiffre, on construit. Une refonte, elle, repose sur un terrain déjà occupé. Vous héritez d’un historique : des URL connues de Google, des pages qui captent du trafic, des formulaires qui reçoivent des demandes, parfois des contenus que vous aviez oubliés mais que les visiteurs continuent de consulter.
Concrètement, cela ajoute deux rubriques que la création n’a pas :
- le bilan de l’existant, pour savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas — avec des chiffres, pas des impressions ;
- le plan de migration et de redirections, pour décider du sort de chaque contenu et ne pas casser le référencement acquis.
Tout le reste — objectifs, design, budget, planning — ressemble à un cahier des charges de création, mais éclairé par ce que les données vous apprennent. C’est ce double regard, passé et futur, qui fait la qualité d’un cahier des charges de refonte de site internet.
1. Le bilan de l’existant
C’est la rubrique la plus importante, et celle qu’on saute trop souvent. Avant de décider de quoi que ce soit, il faut savoir où vous en êtes vraiment.
Ce qui marche et ce qui ne marche pas
Commencez par un constat honnête. Listez ce que vous reprochez au site actuel (trop lent, illisible sur mobile, design daté, impossible à mettre à jour) et ce qui mérite d’être gardé (une page qui plaît, un visuel fort, un argumentaire bien rodé). L’idée n’est pas de tout effacer par réflexe : une refonte réussie conserve les acquis et corrige les défauts.
Si vous hésitez encore entre refonte complète et simple rafraîchissement, prenez le temps de trancher d’abord avec notre guide des signes qui montrent qu’il faut refondre son site. Le cahier des charges vient après la décision, pas avant.
Les statistiques : votre meilleure boussole
C’est ici que les chiffres remplacent les opinions. Deux outils gratuits suffisent :
- Google Analytics vous dit combien de visiteurs vous recevez, par quels canaux et sur quelles pages ;
- la Google Search Console vous montre les requêtes sur lesquelles vous apparaissez dans Google et les pages qui captent ces clics.
Croisez les deux et vous obtenez une carte précieuse : quelles pages reçoivent du trafic, lesquelles génèrent des demandes, lesquelles ne servent à rien. Ce sont ces données qui dicteront vos priorités.
Les pages à fort trafic : la liste à protéger
Sortez la liste de vos pages classées par trafic et par positions Google. Ce sont vos actifs. Une page qui se positionne bien sur une recherche utile a souvent demandé des mois pour y arriver — la perdre dans une refonte, c’est repartir de zéro sur cette requête. Notez aussi les pages qui reçoivent peu de visites mais beaucoup de demandes : une page « contact » ou « tarifs » discrète peut peser plus lourd qu’un article très lu.
Cette liste devient le cœur de votre plan de redirections, qu’on verra plus bas. Gardez-la précieusement : c’est elle qui empêche une refonte de perdre son référencement.
2. Les objectifs de la refonte
Une refonte sans objectif chiffré, c’est juste un nouveau design. Or refaire un site coûte de l’argent et du temps : il faut savoir ce qu’on attend en retour. Posez deux ou trois objectifs concrets, et de préférence mesurables.
Quelques exemples utiles pour une PME :
- recevoir plus de demandes de devis via le formulaire de contact ;
- afficher correctement le site sur mobile, où se fait la majorité des visites ;
- pouvoir mettre à jour les textes et les photos sans appeler un prestataire ;
- gagner en vitesse de chargement pour ne plus perdre de visiteurs impatients ;
- remonter dans Google sur quelques recherches précises liées à votre métier.
Évitez l’objectif fourre-tout « avoir un beau site ». Un site n’a pas à être beau, il a à travailler pour vous. Chez WEBBBY, la règle est simple : on ne fait pas de jolis sites, on fait des sites qui génèrent des demandes clients. Vos objectifs de refonte devraient suivre la même logique.
3. Le périmètre et l’arborescence cible
Ce qui entre dans la refonte (et ce qui n’y entre pas)
Le périmètre dit clairement ce que couvre le projet : refonte du site vitrine seul ? Avec la partie blog ? L’espace boutique aussi ? Plus c’est précis, moins il y aura de mauvaises surprises.
L’arborescence cible
L’arborescence, c’est le plan des pages et la façon dont elles s’organisent dans les menus. C’est l’occasion de simplifier : beaucoup de sites accumulent au fil des ans des pages qui se chevauchent ou qui ne servent plus. Dessinez la structure visée — page d’accueil, pages de services, pages d’exemples ou de réalisations, blog, contact — en repartant des besoins de vos visiteurs, pas de l’ancien menu par habitude.
Mettez l’ancienne arborescence et la nouvelle côte à côte : c’est ce face-à-face qui révèle quelles adresses changent et donc quelles redirections prévoir.
4. Le sort de chaque contenu : migrer, réécrire, supprimer
C’est le tableau qui sauve les refontes. Pour chaque page existante, décidez de son destin :
| Décision | Quand l’appliquer | Conséquence SEO |
|---|---|---|
| Migrer tel quel | La page marche et reste pertinente | On conserve l’URL si possible, ou on redirige |
| Réécrire / fusionner | Le sujet est bon mais le texte est faible ou doublonné | On garde l’URL ou on redirige vers la version fusionnée |
| Créer | Un besoin non couvert aujourd’hui | Nouvelle page, nouveau contenu |
| Supprimer | La page ne sert plus et n’a aucun trafic | Redirection 301 vers la page la plus proche |
Ce tableau force des décisions claires plutôt que des « on verra ». Il indique aussi qui produit les nouveaux contenus : avez-vous les textes et les photos, ou faut-il les créer dans le cadre du projet ? C’est souvent ce point qui retarde une refonte — autant le trancher dès le cahier des charges.
5. Les contraintes techniques
C’est la rubrique propre à une refonte, et la plus sensible. Elle concentre les risques… et les bonnes décisions.
Le CMS et la technologie
Précisez ce que vous utilisez aujourd’hui (souvent WordPress) et ce que vous attendez du nouveau site, sans forcément imposer un outil. C’est le rôle de l’agence de recommander la bonne technologie : WEBBBY travaille en WordPress quand le client a besoin de tout gérer lui-même au quotidien, et en Astro pour des sites vitrines ultra-rapides, excellents pour le référencement. Si vous hésitez sur la techno, exposez votre besoin réel — autonomie, vitesse, type de contenus — plutôt qu’un nom de logiciel.
Les redirections : le point qui ne se rate pas
Quand une adresse change, l’ancienne ne doit jamais finir en page d’erreur 404. La solution est la redirection 301 : elle envoie automatiquement le visiteur (et Google) de l’ancienne URL vers la nouvelle, en transmettant la valeur référencement acquise. Votre liste de pages à fort trafic devient ici un plan de redirections, ligne par ligne. C’est l’assurance-vie de votre référencement le jour de la mise en ligne.
Les autres contraintes à noter
- conserver le nom de domaine et les boîtes mail associées (à vérifier impérativement avant de migrer) ;
- maintenir le site en HTTPS, certificat de sécurité aujourd’hui gratuit chez la plupart des hébergeurs ;
- respecter le RGPD (bandeau cookies, mentions légales, formulaires) ;
- garder ou rebrancher les outils existants : Google Analytics, Search Console, pixel publicitaire, réservation, etc.
6. Le design et l’identité visuelle
Le design vient après la structure, pas avant. Précisez ici votre charte (logo, couleurs, polices) si vous en avez une, et le ton recherché : sobre, chaleureux, professionnel, haut de gamme. Indiquez aussi des sites que vous trouvez réussis — non pour les copier, mais pour faire comprendre vos goûts. Et rappelez l’essentiel : un beau site qui ne déclenche aucune demande a manqué sa cible. Le design doit servir l’objectif, pas l’inverse.
7. Le budget et le planning
Le budget
Donnez une fourchette plutôt que de la garder secrète : cela permet de calibrer la proposition au lieu de chiffrer dans le vide. Chez WEBBBY, un site démarre à 149 €/mois sur 24 mois, sans frais de création, audit et accompagnement compris ; une formule de location existe à 99 €/mois ; un e-commerce se chiffre sur devis. Si vous voulez situer votre projet dans les fourchettes du marché et comprendre ce qui fait grimper une facture, notre guide du prix d’une refonte de site internet détaille tout cela.
Le planning
Indiquez votre échéance idéale et toute contrainte de date (salon, lancement, saison). Sur une refonte, prévoyez aussi une étape souvent oubliée : la période de vérification après mise en ligne, pendant laquelle on contrôle que les redirections fonctionnent et que les positions Google ne décrochent pas. C’est court, mais ça fait la différence entre une refonte maîtrisée et une mauvaise surprise un mois plus tard.
Récapitulatif : la trame en un coup d’œil
Pour résumer, un cahier des charges de refonte de site internet tient en sept blocs :
- Bilan de l’existant — stats, pages à fort trafic, ce qui marche et ce qui ne marche pas ;
- Objectifs chiffrés de la refonte ;
- Périmètre et arborescence cible ;
- Sort de chaque contenu — migrer, réécrire, créer, supprimer ;
- Contraintes techniques — CMS, redirections 301, SEO, domaine, RGPD ;
- Design et identité visuelle ;
- Budget et planning, avec la phase de vérification post-lancement.
Cette trame est le socle de tout projet de refonte de site internet bien mené : elle protège votre référencement, rend les devis comparables et garde le projet centré sur ce qui compte vraiment — générer des demandes.
Vous avez un site à refaire et vous voulez partir sur des bases saines ? WEBBBY peut analyser votre existant, lister vos pages à protéger et vous aider à bâtir un cahier des charges de refonte solide avant le moindre coup de pioche. Parlez-nous de votre projet de refonte : on regarde votre site actuel et on vous dit, chiffres en main, par où commencer.